Le 2 janvier 2008, l’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Farah, « a souhaité la construction la construction d’un pont de 28 Km entre son pays et le Yémen », assurant que ce projet serait comme un lien entre l’Asie et le Moyen-Orient.
Le financement de ce projet est supposé provenir des pays du Golfe, les premiers investiseurs et partenaires de Djibouti. C’est un véritable défi technologique et financier, dont le début des travaux n’a pas encore été précisée.Si ce projet se réalise, cela permettrait bien sûr le développement des échanges cpmmerçiaux et autres entre ces deux régions.

Cependant, on peut se demander si l’Etat n’a pas d’autres priorités au niveau des infrastructures seulement. En effet, l’état des routes est catastrophique, et malgré la rentrée d’argent en provenance des camions éthiopiens qui paient un droit de passage, l’entretien de la seule route qui traverse le pays entier (Route Nationale N°1) laisse à désirer.
Le pays a connu ces dernières années une embellie économique, et l’ouverture d’un tel chantier serait une aubaine pour désengorger le marché du travail. Sa position géostratégique idéale et sa stabilité politique encouragent les investissements, et l’Etat ne ménage pas ses efforts pour créer un environnement juridique convenable (création d’un tribunal du commerçe, vote de nouvelles lois favorisant les investissements..).

Ceci dit, rappellons aussi que le projet de Doralé avait été aussi accueilli avec scepticisme, mais qu’il a réussi à voir le jour. Ce qui apparaît ici, c’est que le nouveau régime djiboutien a une vision commerciale de la gestion du pays, réservant tous ses soins à faire la cour aux investisseurs et bailleurs de fonds étrangers, laissant sur le trottoir les préoccupations sociales.