Le mercredi 4 Août le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Mr Rifki A. Bamakrama a tenu une réunion « d’information » avec les commerçants importateurs de produits alimentaires sur le marché local. L’ordre du jour était le prix pratiqués sur le marché concernant des produits alimentaires, des fruits et des légumes.

D’après un récent contrôle effectué par une équipe du service du commerce intérieur, ces prix seraient en « légère hausse » et des « irrégularités » auraient été constatées.  Selon le site web de la RTD, «ministre et ses hôtes se sont convenus de respecter les prix en vigueur défini par l’état sur tous les produits alimentaires de première nécessité pour la période du mois béni du ramadan ».

Il s’agit maintenant de se pencher sur le contenu de cette information. Le terme « légère hausse » indique que les prix des produit de première nécessité, auquel il fait référence, aurait subi une « légère » augmentation. Pour le citoyen lambda que je suis, j’inclinerais plutôt à utiliser le terme contraire, car l’augmentation des prix est tout sauf légère.

Le coût de la vie se fait sentir un peu plus chaque jour sur le portefeuille de la population, qui voit les prix augmenter, stagner un certain temps, puis repartir en flèche. Si on devait effectuer une courbe de l’évolution des prix de plusieurs produits alimentaires (farine, huile, sucre, etc…) au cours de seulement une décennie (2000-2010), nous obtiendrons sûrement une courbe qui ressemblerait à un escalier, avec des marches ascendantes.

Ainsi, cette « réunion d’information » tient plus à l’effet d’annonce qu’à une véritable prise de position du gouvernement sur le contrôle des prix des produits alimentaires. L’Etat affirme sa volonté de se préoccuper du portemonnaie des citoyens en disant aux marchands de baisser leurs prix. En supposant que les commerçants de la place obtempèrent, sur quelle indice des prix vont-ils se conformer ?

Par ailleurs, l’article indique bien que les commerçants et leur ministre « se sont convenus de respecter les prix en vigueur défini par l’état sur tous les produits alimentaires de première nécessité pour la période du mois béni du ramadan ».

Mais après le ramadan, que se passera-t-il ? Les commerçants seront-ils autorisés à re-augmenter leurs prix ?

Lien vers l’article de la RTD : Réunion de concertation sur les prix des produits alimentaires et des fruits et légumes