Le 28 Septembre 2010 sera organisée une manifestation célébrant le 52ème anniversaire du « non » guinéen à la France. Elle se tiendra simultanément en Europe, Amérique et Asie, ainsi qu’en Afrique, au Togo. Cette date représente pour les manifestants un « non » lancée à la face de la FrançAfrique, ancienne puissance colonisatrice et dictateurs africains inclus.

FrançAfrique
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Le 28 Septembre 1952, la France organisait un référendum au cours duquel les peuples sous sa férule  « devaient s’exprimer »:  voulaient-ils rester au sein de la France? L’objectif de De Gaulle était de donner une image plus humaine de la France, en montrant à quel point les relations entre la métropole et les colonies étaient bonnes. La France était sûre de la réponse: personne ne se serait risqué à se retrouver seul et sans le soutien de la France, ce qui risquait clairement d’arriver si un pays choisissait l’indépendance.

C’est ce qui est pourtant arrivé le 28 Septembre. La Guinée a dit « non » au référendum et a obtenu son indépendance de fait en octobre de la même année. Au cours de sa tournée préliminaire au référendum fin août 1952 , De Gaulle s’était d’abord rendu à Conakry, et fut stupéfait d’entendre Sékou Touré dire: « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage. »

Ce « non » fut considéré comme une gifle, une atteinte à l’orgueil des colons français qui s’attelèrent désormais à la déstabilisation de la Guinée, le seul pays qui avait eu l’audace de les défier.

A cette date, Djibouti, et surtout les « leaders » politiques tels que Hassan Gouled, avait décidé de suivre les moutons de panurge: ils  « votèrent » oui, « massivement »…

Au moment où la plupart des Etats africains fêtent la date où le colon français a bien voulu nous « accorder » l’indépendance, le 28 Septembre représente la date où le peuple guinéen a exigé et obtenu son indépendance.

L’ ingérence continue des services secrets français, dans lesquels travaillaient des anciens résistants (c’est un comble!), pour tenter d’assassiner Sékou Touré, ruiner avec de la fausse monnaie l’économie guinéenne, et j’en passe, n’était pas un cas isolé. En effet, la France, comme toutes les puissances colonisatrices, s ‘étaient rendues compte qu’ils ne pouvaient occuper ces territoires indéfiniment.

Le Royaume-Uni et la France se préparèrent donc à l’inéluctable séparation d’avec leurs colonies en formant des élites capables de diriger le pays le moment venu. Des élites évidemment favorables à des relations « étroites et privilégiées » avec les anciennes puissances colonisatrices. La France s’est donc assurée, notamment avec « les réseaux Foccart« , un accès privilégié aux ressources des anciennes colonies, « comme dans l’ancien temps », avec l’aide des hommes placés grâce aux soins du « Monsieur Afrique ».

Le 28 Septembre prochain, la manifestation qui se tiendra simultanément sur différentes parties du globe, aura pour objectif de dire « non » à la FrançAfrique, aux réseaux occultes qui continuent de piller le pays au profit des anciennes puissances colonisatrices avec l’aide des dictateurs africains. Ces derniers qui restent inamoviblement à la tête de leur pays, malgré leurs exactions et méfaits (et peut-être grâce à eux) sur la population et le pays.