L’Association des Journalistes Est-Africains (AJEA) rapporte dans son site web que trois journalistes travaillant au sein du journal gouvernemental « La Nation » ont été suspendus vendredi dernier, d’après une décision du Ministre de la Culture et de la Communication qui n’aurait donné, par ailleurs, aucune raison à cette suspension.

Il s’agit de : Ibrahim Miyir Ali, rédacteur en chef , de Fahim ibrahim Ali, un journaliste chevronné et Abdourazak Diraneh Ali, récemment recruté.

L’AJEA a réclamé dans un communiqué adressé au gouvernement Djioboutien le retour des journalistes au travail. Le Président de l’Association des Journalistes Djiboutiens (AJD) a reproduit l’article de l’AJEA sur son compte Facebook, que vous pouvez consulter ici.

Cette décision est l’un des premiers coups de griffes de la part des nouveaux ministres du nouveau gouvernement qui ont suscité tant d’espoir de changements. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une « rectification », une façon de remettre les pendules à l’heure et de dire aux employés de la presse gouvernementale : « Ne vous amballez pas trop!! Rien n’a vraiment changé, alors doucement les gars… »

Avec la détention sans jugement depuis quatre mois de six collaborateurs de la radio « La Voix de Djibouti », nous assistons à un resserrement de boulon encore plus dur que le précédent puisque le ménage se fait à l’intérieur des médias gouvernementaux cette fois-ci.

MAJ 06 Août 2011 : D’après une source sûre, la suspension des journalistes étaient justifiés. Ces derniers n’avaient produit aucun papier depuis longtemps. Toujours d’après cette même source, le comportement de ces journalistes s’expliqueraient par leur étroite relation avec le rédacteur en chef. Le nouveau ministre aurait pris la décision de les suspendre après avoir réclamé des explications sans les avoir reçues. Le président de l’association des journalistes djiboutiens (AJD) quant à lui se serait saisi de « l’affaire » sans avoir pris contact avec le ministre.