Cet article a été rédigé le dimanche 7 octobre. Désolé pour le retard!!

Encore une fois, les journaliste de La Nation nous ont donnés l’occasion d’apprécier leur maîtrise parfaite de cet art que nombre de « journalistes gouvernementaux » du Tiers-Monde confondent souvent avec le vrai journalisme: le léchage de bottes en règle.

Le Dimanche 7 Octobre, le n°195 de notre journal « national » a titré en une: La solidarité gouvernementale au service de l’intérêt général. L’auteur de ce chef-d’œuvre au titre ronflant tenait apparemment à nous rappeler que les membres du gouvernement se tiennent les côtes et qu’ils sont là pour servir « l’intérêt général ».

En effet, il est important de le rappeler et de le répéter sous toutes les formes🙂, au cas où certains d’entre nous l’oublieraient. Ce souci de rappeler au peuple (enfin ceux qui savent lire) que « l’État est là pour vous » tourne quelque peu à l’obsession chez les journalistes de La Nation.

Ceci dit, j’ai lu quelque part qu’en journalisme, le titre donne un aperçu du contenu de l’article. Pour préciser, on met un petit sous-titre. Celui de notre article en question précise: « Connect to learn/5 lycées connectés ».

Vous allez me dire que ça n’a rien à voir, que le titre nous préparait plutôt à lire un article et que le sous-titre nous suggère un autre tout à fait différent.

Si vous vous dites cela, c’est que vous êtes un de ces esprits chipoteurs et trop cartésiens, habitués à lire les « scribouillages » des journalistes occidentaux. Vous n’êtes pas très habitués au « style » et à la ligne éditoriale de notre journal national, qui veut que, quelque soit le sujet abordé, il s’agit avant tout de montrer à quel point l’État travaille dur pour nous sortir de la pauvreté etc.., et de mettre en valeur les personnes présentes durant un évènement.

L’évènement qui a amené l’auteur à rédiger ce papier n’a pas grande   importance  (pour l’auteur en tout cas). Il n’est d’ailleurs pas très bien précisé….

Ce qui est important, et qui est d’ailleurs largement évoqué, c’est le fait que tel ou tel ministre aient entrepris cette action pour « le service général ». Les perles sorties de la bouche de ces grandes personnalités de l’Etat sont reprises en abondance.

En fin de compte, on pourra quand même dire que cet article aura tenu ces promesses: celui de nous ennuyer tout d’abord, et, celui plus révélateur, de nous montrer à quel point le métier exercé par les fonctionnaires de La Nation est très éloigné du journalisme, un métier noble dont l’objectif n’est pas de servir de faire-valoir, mais d’informer.