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La Gazette de Djibouti

Des nouvelles de Djibouti, "mon petit pays"

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Sécurité

Notre petit pays (149ème par la taille) accueille, en plus des militaires français, beaucoup d’autres nationalités, installées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international.

Cet article clair et bien rédigé nous remet en mémoire les différentes étapes de l’installation de ces bases à Djibouti.

https://araprism.org/2017/03/14/djibouti-le-cheval-de-troie-des-grandes-puissances/

Le spectre de la sécheresse…de nouveau

Le site web reliefweb rapporte des nouvelles inquiétantes relatifs à la sécheresse. Le spectre de la sécheresse menace en effet la région de la Corne de l’Afrique. Ce qui ressort, c’est encore et toujours la vulnérabilité de la population rurale qui a déjà été durement touchée en 2010-2011, et le manque de réponse apportée à cette catastrophe annoncée de la part des gouvernements respectifs de ces pays dont Djibouti.

Voici l’article en entier, que je vous laisse lire. Lire la suite

Djibouti autorise BlackWater à mener des opérations anti-pirates à partir du port de Djibouti

Les secrets d’Etat ne sont plus à l’abri des regards indiscrets depuis que Julian Assange, fondateur de Wikileaks, s’est mis en tête de les révéler. Ainsi nous avons pu découvrir ce qui n’était jusqu’alors que racontars et élucubrations d’obsédés de la théorie du complot, mais qui ont finis par s’avérer, documents à l’appui: l’armée américaine venue « sauver » les afghans et les irakiens de la peur et de la tyrannie, et en massacrant les plus récalcitrants au progrès.

Dernièrement, Wikileaks a remis le paquet en mettant en ligne plus de 250 000 télégrammes diplomatiques américains, intitulés cablegate mettant en lumière la vision des Etats-Unis d’Amérique sur le monde, et donnant des révélations inédites sur des tractations secrètes menées par divers pays à travers le monde.

Ainsi, pour ce qui est de Djibouti, Wikileaks propose un télégramme de l’ambassade américaine datant de février 2009. Classé confidentiel, ce télégramme révèle que le gouvernement Djiboutien a donné l’autorisation à la société militaire privée BlackWater WorldWide de mener des opérations paramilitaires anti-pirates à partir du port de Djibouti. Actuellement connue sous le nom de Xe (prononcer zi), cette société a transformé un bateau (le « McArthur », à l’origine destiné à la recherche océanographique) en navire de guerre équipé de mitrailleuses de calibre 50 mm, povant accueillir deux hélicoptères et une trentaine d’hommes, et destiné à être loué par les compagnies maritimes désireuses de se procurer une protection contre les pirates somaliens en Mer Rouge. Dans ce télégramme, Eric Wong affirme que cette société « n’a pas l’intention d’arrêter les pirates, mais qu’elle utilisera la force », dans l’esprit de ses agissements en Irak, caractérisés par l’utilisation aveugle des armes.

Le fondateur de cette socété a auparavant rencontré l’ambassadeur Djiboutien aux Etats-Unis, Robleh Olhayé puis Hassan Said Khaireh, dit Hassan Madobé, chef des services de renseignement qui lui aurait signifié l’autorisation donnée par le gouvernement d’opérer à partir du port de Djibouti. Aucune information par contre sur la contrepartie attendue par le gouvernement dans cet arrangement, mais sans aucun doute, il s’agit du seul jamais réalisé par BlackWater dans cette région. Toujours selon le télégramme, l’agent local de la société paramilitaire est Inchcape.

BlackWater ayant dores et déjà obtenu la bénédiction de Djibouti, le souci premier de gary Jackson, président de la société, est d’obtenir l’appui de la diplomatie américaine afin de décrocher des contrats avec les sociétés maritimes utilisant les ports de la région. Sous la récente présidence d’Obama, cela semble poser problème. Hillary Clinton avait proposé, pendant sa candidature à la présidentielle, que BlackWater fasse partie de la liste des sociétés « à bannir ». Dans le télégramme, l’ambassade américaine demande à la Secrétaire d’Etat « plus de précisions sur le degré d’engagement » envers cette société.

La construction d’une base militaire japonaise confirmée

Selon PanOrient News, un site web d’informations japonais, la construction d’une très grande base militaire japonaise à Djibouti est confirmée. Le gouvernement japonais compte utiliser cette base dans sa lutte cont re la piraterie dans cette zone.

En juin 2009, le Japon avait déployé à Djibouti dans le cadre de cette lutte 150 hommes et trois avions qui s’étaient installés dans le Camp Lemonier, appartenant à l’armée américaine, de manière provisoire.

Les chantiers ont commencés en Juillet et devraient se terminer, toujours selon la même source, en Mars 2011. Le futur camp militaire japonais disposerait notamment, sur une surface de 12 hectares au nord-ouest de l’aéroport d’Ambouli, d’un aérodrome pouvant accueillir 3 gros avions. Le budget alloué s’élève à 4,7 milliards de yen (un peu plus de 56 milliards de dollars!!).

Liens vers des articles sur le même sujet:

Japan Constructs Large Military Base in Djibouti

> Marine japonaise à Djibouti

Djibouti : bientôt une base militaire japonaise

Djibouti

Selon Hiiraan.com, le Japon a annoncé son intention de construire une base militaire à Djibouti. L’ambassadeur japonais en Ethiopie, Kinchi Komano a déclaré que cette base servira à renforcer la lutte contre les « pirates somaliens ».

Djibouti et le Japon auraient signé un accord de location de terrain pour permettre la construction de cette base. Le Japonseraient donc le troisième pays à disposer d’une base militaire dans le pays.

Lire l’article : Japan reveals military plan in Djibouti to fight Somali pirates

Soucis sécuritaires au Nord : tout le monde à Margoyta!

« La Nation » vient de publier sur son site web un article très révélateur sur les soucis sécuritaires de l’Etat dans le secteur Nord.

Intitulé « Sous l’arbre à palabres », cet article nous informe qu’ « une délégation de haut niveau s’est déplacée mardi dernier vers le village de Margoyta », un village « situé dans le secteur du mont Moussa, à une quinzaine de kilomètres de la frontière ».  La délégation était constituée de tout (ou presque) ce qui compte dans le domaine de la défense : le miniistre Ougoureh Kifleh, des officiers supérieurs membres du Conseil de la Défense, ainsi que « les autorités administratives et militaires » de Tadjourah. Tout ce beau monde était accompagné par « les principaux chefs coutumiers de la région de Bouya Margoyta et Adguéno ».

En fait, la plus grande partie de l’article est destinée à décrire en détail qui était là à cette réunion au sommet dans ce petit village près de la frontière. Une fois passé à travers la lecture de ce compte-rendu abscons et répétitif, nous apprenons que cette importante délégation  s’était déplacée pour demander aux gens de la localité s’il ne leur manquait rien ! En effet, des projets de développement ont été évoqués.

Le journaliste reconnaît que l’une des conditions de la réussite de ces projets est la stabilisation de la sécurité dans la région. Et c’est là que ça devient intéressant. Car au détour d’une phrase, l’auteur évoque « une attaque perpétrée par des rebelles au mois de mai écoulé ».  C’est pour moi la première fois (et je reconnais que je ne suis pas un lecteur assidu) que je lis en clair le mot « rebelle » dans un article sur la sécurité intérieure. Mais rebelle à qui ? à quoi ? L’article ne donne pas de précisions supplémentaires sur ces « rebelles », leurs revendications ou leur dénomination. Mais c’est déjà une énorme information que des « rebelles » existent bel et bien dans le Nord. Information confirmée par « La Nation » et ce n’est pas rien !

Le paragraphe suivant est édifiant : «Ces éléments armés se déplacent depuis de moins en moins et les actions subversives qu’ils menaient pour créer des tensions entre la population civile et les militaires ont diminué. »=

Vous vous rappelez sûrement d’une série d’articles publiés par « Al Wihda », un  cyberjournal, qui affirmait que des affrontements auraient eu lieu entre des éléments du FRUD et l’Armée Djiboutienne ? Non ? Eh bien, trouvez les liens au bas de cet article, c’est gratis ! Quant à moi, j’avais même émis des doutes sur la réalité de ces infos (si si). Mais là on peut dire que le doute n’est pas permis. Il existe un conflit dont ignore tout, nous citoyens lambda, et à propos duquel les médias gouvernementaux observent un étrange silence. A part, bien sûr, ces sorties, sûrement non intentionnelles, de « La Nation » dans cet article.

Les article d’Al-Wihda :

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